« Les oeuvres de l'artiste sont vite devenues recherchées »

          suite de l'extrait du livre Trophoux :
          Patricia Pink
         (Traduit de l'anglais par François Lanctôt)

section I II III IV



Furfur affairé

Parmi les personnalités qui aimaient le travail de Roch Plante, il y avait Marie-Claire Blais et Robert Charlebois, qui ont acheté quelques œuvres. Guy Laliberté, du Cirque du Soleil, a acheté un trophoux appelé «Bum on a big buzz». Je pense que Roch Plante et lui avaient beaucoup en commun: l'un travaille avec des êtres humains, des acrobates; l'autre jongle avec les mots. Gérald Godin aussi est venu voir les assemblages de son ami. Il les trouvait magnifiques, remplis d'imagination. Pauline Julien a eu un coup de foudre pour une pièce avec un nom jazzy. Denis Arcand a acheté un trophoux à l'époque où il travaillait au scénario de Joyeux Calvaire avec Claire Richard. La comédienne Pascale Montpetit en a choisi un où une balle rouge faisait office de nez, ce qui faisait penser à un clown !

Janine Carreau et Pierre Gauvreau comptaient eux aussi parmi les amateurs des œuvres de Roch Plante, tout comme Bernard Lamarre, qui en a acheté dans des ventes aux enchères pour le Musée d'art contemporain. Les œuvres de l'artiste sont vite devenues très recherchées. Pour la deuxième exposition, en 1987, les gens savaient déjà ce qu'ils voulaient. J'ai eu du mal à préparer l'exposition, parce que des visiteurs arrivaient en plein après-midi et disaient «Je veux celui-là!» ou «Je veux l'autre, là-bas!». Il y a donc eu une prévente.»




Nanas en tranches

Les expositions n'étaient plus des scoops, on n'en parlait plus en première page, mais les critiques d'art en faisaient des comptes rendus comme ils le faisaient pour les autres expositions. Alors les collectionneurs et les gens qui s'intéressaient aux arts visuels ont commencé à venir.

 

 

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